fév 072012
 

Généalogie : Indiana JonesLa généalogie peut s’apparenter à beaucoup de chose et représente certainement pour chacun d’entre nous, des choses différentes.

Pour certains, il va s’agir de collectionner des ancêtres comme des capsules de champagnes ou des boites d’allumettes, pour d’autres peu importe le nombre pourvu que la vie dans les temps plus anciens puisse être perçue.

Je crois qu’en ce domaine comme en tant d’autres, il n’y a pas de vérité.

Alors pour moi c’est quoi :

1) D’abord une quête.

Chercherais je ainsi un moyen de parvenir à trouver un antique trésor familial disparu ?

Chercherais je le noble qui va me permettre de récupérer le chateau familial ?

Non pour moi la quête prends corps et vie lorsque, bloqué dans une branche, il faut se poser et réfléchir aux divers moyens de contourner le blocage (Archives des notaires, recherche un peu au hasard dans les villages voisins, échanges et/ou demandes sur Internet…) et quelle jubilation lorsqu’au hasard d’un registre le nom tant recherché ressurgit et relance la suite de la construction de l’arbre.

2) L’histoire et la vie

Plus que d’aligner des listes de noms et d’actes, c’est la vie de nos ancêtres et leur ancrage autour des événements de leur époque qui me semble passionnante. Quelle exaltation lorsque aprés avoir passé 5 générations de Baptème / Mariage / Sépulture au « Format Standard », on tombe sur l’acte d’un prêtre plus hors du commun qui réussit, en cette déclaration toute administrative, à faire passer une tranche de vie.

Quelle intéret supplémentaire lorsque au détour des actes on voit poindre un bout d’histoire via un conflit, une épidémie.

3) Une collection ?

Bien la en fait pas trop … mais il est vrai que la première question qui fuse lorsque l’on dit que l’on pratique la généalogie est : Et alors tu remonte jusqu’ou ?

Même si je suis content de compter des actes d’environ 1580, vaut il mieux « collectionner » de nombreux noms et prénoms qui ne représentent rien et ne rien savoir de leur vie, ou remonter moins loin et creuser pour approfondir et découvrir quelques faits de la vie des gens qui sont à nos origines.

Quelques fois, on me demande si je n’ai pas le blues qui monte à force de passer du temps à lire des actes de décès. En réalité, j’ai souvent l’impression que cela permet de valoriser la chance que nous avons d’être vivant et présent aujourd’hui, il suffit de passer à travers la vie des enfants entre 1650 et 1850 pour se rendre compte du nombre incroyable d’entre eux naissant et ne vivant que quelques jours, quelques semaines ou quelques mois.

La ligne d’ancêtre, qui a abouti à nos parents, a donc réussi à traverser toutes ces embuches, ces guerres, famines et maladies pour finalement réussir à nous mettre au monde. Alors non cela ne me déprime pas et bien au contraire me renforce dans l’appréciation de la chance que nous avons d’être la et de vivre dans les conditions que nous connaissons.

Si j’ai reussi à répondre à ce que représentait la généalogie pour moi, la réponse sera certainement différente pour plein d’autres généalogistes, mais ce qui compte c’est d’une part que chacun d’entre nous y trouve le plaisir qu’il recherche et d’autre part que l’histoire des familles continue à se perpétuer.

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