Sage-Femme : Remise publique de diplome en 1780

Je cherchais un acte de mariage pour un autre billet à venir. Je suis tombé sur un acte étonnant consacré à la nomination d’une nouvelle sage-femme dans le village.

Brève histoire de la Sage-Femme à travers les âges

Sage-Femme, quel beau métier et surement un des plus importants et des plus anciens du monde. On releve en effet déjà des corporations de sage-femme en Egypte autour de 1230 av JC.

En Grèce antique, les sages-femmes, sous le patronage de la déesse Artémis, sont des femmes respectées et consultées bien avant l’accouchement pour proposer les meilleurs mariages afin de « produire les beaux citoyens dont la Grèce a besoin ».

La Bible fait également un portrait flatteur et plein de savoir faire de la sage-femme hébraïque. Dans la Rome antique c’est la déesse Lucine forme de Junon qui est invoquée lors des accouchements. La sage-femme romaine dite « Medica ou Maïa »  crée également une corporation dans laquelle seront intégrées des sages-femmes grecques.

Dés le moyen age c’est le retour de la barbarie dans nos contrées. La médecine et l’obstétrique suivent la même règle que le reste. Toutefois on pense qu’il subsistait dans les villes une corporation, la sage-femme est alors nommée « Matrone Jurée ». Dans les campagnes, la vie est une lutte quotidienne. La mort d’une femme ou d’un enfant est alors acceptée comme l’expression de la volonté divine.

La première école de sage-femme

Creatrice de la première école de Sage-femme

C’est alors qu’en 1757 une sage-femme devenue célèbre pousse un cri d’alarme et va créer la première école. Angélique Marguerite le Boursier du Coudray est née en 1714 à Clermont Ferrand. Après avoir été sage-femme à Paris, elle retourne en Auvergne. Elle commence alors à donner des cours aux « matrones ». Elle ira jusqu’à écrire un manuel et créer une machine de démonstration. Disposant d’un brevet royal, elle fera le tour de France. Elle expliquera sa science et ce pendant 25 ans jusqu’en 1783. On estime qu’elle aura formé plus de 5000 femmes et chirurgiens.

Elle parlait ainsi de la méthode de communication avec la parturiente : « En attendant le moment de délivrer la femme, on doit la consoler le plus affectueusement possible : son éta